Les carnets, vus avec Yoru
Qu’aimeriez-vous garder de vos journées ordinaires ?
Des photos et des messages peuvent rester sans que la journée soit facile à raconter. Il faut encore retrouver le contexte et choisir ce qu’on va écrire. Pour tenir un journal, on peut donc réfléchir à ce que ces mots apportent, puis à ce qui rend le départ moins laborieux.
Ce qu’on voudrait retrouver dans quelques mois
Les grands événements ont déjà leurs albums. Une journée de travail suivie d’un déjeuner habituel risque davantage de disparaître. Pourtant, on peut avoir envie de se rappeler une phrase prononcée à table, ou la raison pour laquelle ce repas comptait.
Écrire quelques lignes donne une place à ce qui échappe à la photo. On peut y laisser aussi une hésitation. Le jour où l’on relira cette page, on n’aura pas seulement une date : on retrouvera ce qui nous occupait.
Un ticket ou un emballage peut entrer dans un carnet de collage. Choisir et disposer ces papiers fait partie du plaisir de cette pratique. L’écriture permet aussi de préciser ce qui s’est passé autour de ces objets.
« Un déjeuner entre amis » ne dit pas de quoi la conversation était faite. En notant le sujet, une phrase échangée et sa propre réaction, on pourra revenir à ce qui occupait nos pensées ce jour-là. Cela donne davantage de matière pour comprendre une hésitation ou voir comment un avis a changé.
Il n’est pas nécessaire de savoir ce que cette journée vous aura appris pour vouloir en garder quelque chose.
Une page peut garder les raisons d’une hésitation, même si la décision vient plus tard.
Un déjeuner qu’on aurait pu oublier
Pour pouvoir réfléchir à un repas après coup, il est utile d’écrire avec qui l’on était, ce qui s’est dit et ce qu’on a ressenti. Le dialogue fictif qui suit montre comment une photo peut ouvrir ces questions.
Qu’est-ce qui se passait pendant ce déjeuner ?
Une amie est passée avec du pain du marché. On a mangé dans la cuisine et parlé de mon changement de travail.
Qu’est-ce que tu voudrais en garder ?
Elle m’a dit que j’avais le droit d’hésiter. J’ai pu souffler : je n’avais pas à prendre une décision pendant le repas.
Un journal rédigé à partir de l’échange
À 13 h, j’ai déjeuné dans la cuisine avec une amie qui avait apporté du pain du marché. Nous avons parlé de mon changement de travail. Elle m’a dit que j’avais le droit d’hésiter. J’ai ressenti du soulagement : je pouvais laisser la décision en suspens le temps de ce repas.
Ce dialogue et ce journal sont des exemples fictifs, pas le résultat d’une génération réelle. Les événements et les ressentis viennent des réponses du personnage.
Quand on a envie d’un journal, sans savoir quoi raconter
À la fin d’une longue journée, chercher dans ses souvenirs puis choisir un sujet demande déjà un effort. Omakase Journal est conçu pour aider dès ce moment, avant la première phrase.
Yoru pose des questions à partir des photos, des rendez-vous et des lieux disponibles auxquels vous avez autorisé l’accès. Une scène précise donne quelque chose à raconter ; les questions suivantes permettent d’en parler davantage. Les réponses deviennent un brouillon que vous pouvez relire, modifier et valider.
Tu as une photo dont tu voudrais me parler ?
Et dans votre journée ?
Prenez une scène, si l’une vous revient. Vous pouvez ouvrir la question ci-dessous et y réfléchir sans rien écrire.
Si vous avez une photo récente sous la main, regardez-en une et pensez à ce qui se passait autour. Un rendez-vous ou un repas peut aussi servir de départ.
Sur quel moment tu aimerais t’arrêter un peu ?
Qu’est-ce qui s’est passé à ce moment-là ?
Une seule scène suffit. Vous n’avez pas à raconter toute la journée.
Une réponse possible
J’ai pris un café à emporter, puis j’ai finalement bu devant la vitrine.
Si rien ne vous vient, vous pouvez en rester là et revenir un autre jour.
Une page peut garder une interrogation sans lui trouver de conclusion.
Vous pouvez laisser un sujet de côté ou garder une page rien que pour vous.